Jour 7
Ce matin, la paroisse Tapora nous a accueilli le temps d’un culte, c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans un magnifique temple dans les alentours de Papeete, à Faah’a.
Dans ce temple, la culture imposée par les missionnaires européens a été conservée. Ainsi, les tenues vestimentaires et les instruments traditionnels (Ukulele, percussions, etc…) sont interdits lors du Culte. Cela nous a surpris car la soirée de la veille organisée par cette même paroisse fut animée par des musiciens et des danseurs traditionnels vêtis de ces tenues végétales pourtant bannies lors du Culte. A l’inverse, certaines paroisses de l’Eglise Protestante Maohi valorisent la culture ancestrale lors des cultes, la sainte cène peut se célébrer avec du lait de coco et du uru à la place du pain et du vin.
Lors du culte nous étions
situés au deuxième étage, à la place de la chorale et de l’école du
dimanche, de là, nous avons pu admirer les « habits du dimanche » des
paroissiens.Ces tenues évoquaient celles que l’on portait en Europe au 18e
siècle. La pasteur a fait sa liturgie en tahitien, malgré notre participation
en début de culte avec trois chants, nous nous sommes sentis spectateurs. Nous
avons cependant été touchés que la pasteur résume son sermon pour nous en
français. La beauté des chants tahitiens interprétés par les différents comités
de la paroisse nous ont permis de méditer.
C’est donc après une expérience enrichissante que nous sommes rentrés sur Papeete. Dans l’après-midi, nous avons eu un temps de partage biblique autour de la question « donner sa vie à Dieu ». Ce moment fut très enrichissant et nous a donné l’occasion de faire le point sur les convictions personnelles de chacun. Nous avons eu la joie d’être rejoints par quelques jeunes suisses motivés.
Une journée bien remplie et enrichissante en ce dimanche 19.
Jour 8
En ce début de semaine nous avons eu l’occasion de visiter la zone administrative de Papeete. Nous avons d’abord été à la mairie où nous avons été accueillis par le maire adjoint. Les questions abordées étaient surtout portées sur l’écologie et en particuliers des problèmes posés sur le long terme par la montée des eaux. Cette problématique a un impact important sur les populations. Ces dernières menacées par la destruction de leurs terres suivent un mouvement de migration vers les hautes îles. Cependant les îles « accueillantes » n’ont pas encore de projet ni de financement pour des infrastructures adaptées. Notre parcours s’est poursuivi à l’assemblée de la Polynésie Française où se rassemblent les représentants démocratiquement élus des chaque archipel : îles Australes, Marquises, îles Sous-le-vent, îles du Vent et Tuamotu.
Enfin au dernier moment nous avons pu visiter le palais présidentiel où nous avons rencontré le président. Depuis cinq ans la Polynésie française connaît un changement annuel de gouvernement. Cela entraîne un avortement successif des projets projet sociaux de chaque présidence. Pour avoir échangé avec un polynésien ce dernier m’a expliqué que a population se sent abandonnée et connaît de plus en plus de chômage.
Jour 9
Enfin nous mettons concrètement en œuvre notre projet ! Avec l’aide de Dieu, nous avons pu obtenir deux jours dédiés entièrement à nos actions de témoignage : ce mardi et jeudi. Ce fut le fruit d’une négociation compliquée que nous avons mené depuis notre arrivée. Nous n’avions pas toutes les cartes de ce subtil jeu diplomatique et logistique en main et c’est pour cela que ces deux modestes jours accordés ont été pour nous une très bonne nouvelle. Beaucoup de jeunes dans le groupe avaient le sentiment de passer à côté de la mission dont on était investi, se laissant aller au programme inflexible de nos hôtes qui revêtait bien souvent des allures de voyage touristique organisé. Pourquoi ces difficultés à vivre l’axe témoignage et notre vie spirituelle ? C’est peut-être une question difficile qui mérite d’être posée à l’Eglise protestante Maohi qui s’était engagée, dans le cadre de la Cevaa, à mettre en œuvre l’intégralité de ce projet bilatéral. Il y a une réponse concrète que nous pouvons malgré tout donner à ce stade de l’aventure. Ici, l’accueil est quasiment sacré. Bien recevoir, se présenter, au travers de discours, de cadeaux et de multiples déplacements dans les différentes paroisses de chaque arrondissement, est un devoir. Ainsi, chaque communauté mettait un point d’honneur à nous recevoir, ne serait-ce que pour nous avoir lors d’un petit déjeuner. Si bien que les trois repas d’une même journée pouvaient se prendre dans 3 paroisses différentes. Impossible de déroger à ce programme sous peine de fâcher et de blesser nos hôtes.
Mais, nous ressentions vraiment un appel de Dieu à vivre ce projet et cela semblait plus important qu’une fâcherie passagère. En demandant à nous exclure du programme pour quelques jours, nous avons accepté l’idée de contrarier le 7e arrondissement qui nous recevait alors. Si bien qu’ils n’ont pas accepté de nous mettre en relation avec quelques-uns de leurs jeunes et responsables pour vivre cette aventure avec nous. Elément pourtant indispensable pour que ce projet s’inscrive dans le cadre d’une rencontre interculturelle et inter-Eglise. Et puis, évidement, comment aurions-nous pu témoigner de notre foi dans une culture que nous ne maitrisions pas sans jouer au missionnaire-colon du XIIIe siècle ? C’est alors qu’un groupe de jeunes UCJG (Union Chrétienne de Jeunes Gens) du 1er arrondissement, extérieur à l’organisation de notre séjour, a été autorisé à nous aider. Ce fut un merveilleux cadeau de Dieu. Déjà en lien avec Benjamin, ce groupe avait à cœur de mener ce projet et nous ont accompagné durant ces deux jours. Tout cela a donc nécessité de sacrifier notre « image diplomatique » pour libérer la journée du mardi et de prendre sur nous pour utiliser la journée du jeudi, normalement dédiée à un salutaire temps de repos de mi camp. Mais, il est bon et agréable de se sentir cohérent avec l’appel que nous avions tous ressenti, peu importe les sacrifices.
Ce matin, la paroisse Tapora nous a accueilli le temps d’un culte, c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans un magnifique temple dans les alentours de Papeete, à Faah’a.
Dans ce temple, la culture imposée par les missionnaires européens a été conservée. Ainsi, les tenues vestimentaires et les instruments traditionnels (Ukulele, percussions, etc…) sont interdits lors du Culte. Cela nous a surpris car la soirée de la veille organisée par cette même paroisse fut animée par des musiciens et des danseurs traditionnels vêtis de ces tenues végétales pourtant bannies lors du Culte. A l’inverse, certaines paroisses de l’Eglise Protestante Maohi valorisent la culture ancestrale lors des cultes, la sainte cène peut se célébrer avec du lait de coco et du uru à la place du pain et du vin.
C’est donc après une expérience enrichissante que nous sommes rentrés sur Papeete. Dans l’après-midi, nous avons eu un temps de partage biblique autour de la question « donner sa vie à Dieu ». Ce moment fut très enrichissant et nous a donné l’occasion de faire le point sur les convictions personnelles de chacun. Nous avons eu la joie d’être rejoints par quelques jeunes suisses motivés.
Une journée bien remplie et enrichissante en ce dimanche 19.
Jour 8
En ce début de semaine nous avons eu l’occasion de visiter la zone administrative de Papeete. Nous avons d’abord été à la mairie où nous avons été accueillis par le maire adjoint. Les questions abordées étaient surtout portées sur l’écologie et en particuliers des problèmes posés sur le long terme par la montée des eaux. Cette problématique a un impact important sur les populations. Ces dernières menacées par la destruction de leurs terres suivent un mouvement de migration vers les hautes îles. Cependant les îles « accueillantes » n’ont pas encore de projet ni de financement pour des infrastructures adaptées. Notre parcours s’est poursuivi à l’assemblée de la Polynésie Française où se rassemblent les représentants démocratiquement élus des chaque archipel : îles Australes, Marquises, îles Sous-le-vent, îles du Vent et Tuamotu.
Enfin au dernier moment nous avons pu visiter le palais présidentiel où nous avons rencontré le président. Depuis cinq ans la Polynésie française connaît un changement annuel de gouvernement. Cela entraîne un avortement successif des projets projet sociaux de chaque présidence. Pour avoir échangé avec un polynésien ce dernier m’a expliqué que a population se sent abandonnée et connaît de plus en plus de chômage.
Jour 9
Enfin nous mettons concrètement en œuvre notre projet ! Avec l’aide de Dieu, nous avons pu obtenir deux jours dédiés entièrement à nos actions de témoignage : ce mardi et jeudi. Ce fut le fruit d’une négociation compliquée que nous avons mené depuis notre arrivée. Nous n’avions pas toutes les cartes de ce subtil jeu diplomatique et logistique en main et c’est pour cela que ces deux modestes jours accordés ont été pour nous une très bonne nouvelle. Beaucoup de jeunes dans le groupe avaient le sentiment de passer à côté de la mission dont on était investi, se laissant aller au programme inflexible de nos hôtes qui revêtait bien souvent des allures de voyage touristique organisé. Pourquoi ces difficultés à vivre l’axe témoignage et notre vie spirituelle ? C’est peut-être une question difficile qui mérite d’être posée à l’Eglise protestante Maohi qui s’était engagée, dans le cadre de la Cevaa, à mettre en œuvre l’intégralité de ce projet bilatéral. Il y a une réponse concrète que nous pouvons malgré tout donner à ce stade de l’aventure. Ici, l’accueil est quasiment sacré. Bien recevoir, se présenter, au travers de discours, de cadeaux et de multiples déplacements dans les différentes paroisses de chaque arrondissement, est un devoir. Ainsi, chaque communauté mettait un point d’honneur à nous recevoir, ne serait-ce que pour nous avoir lors d’un petit déjeuner. Si bien que les trois repas d’une même journée pouvaient se prendre dans 3 paroisses différentes. Impossible de déroger à ce programme sous peine de fâcher et de blesser nos hôtes.
Mais, nous ressentions vraiment un appel de Dieu à vivre ce projet et cela semblait plus important qu’une fâcherie passagère. En demandant à nous exclure du programme pour quelques jours, nous avons accepté l’idée de contrarier le 7e arrondissement qui nous recevait alors. Si bien qu’ils n’ont pas accepté de nous mettre en relation avec quelques-uns de leurs jeunes et responsables pour vivre cette aventure avec nous. Elément pourtant indispensable pour que ce projet s’inscrive dans le cadre d’une rencontre interculturelle et inter-Eglise. Et puis, évidement, comment aurions-nous pu témoigner de notre foi dans une culture que nous ne maitrisions pas sans jouer au missionnaire-colon du XIIIe siècle ? C’est alors qu’un groupe de jeunes UCJG (Union Chrétienne de Jeunes Gens) du 1er arrondissement, extérieur à l’organisation de notre séjour, a été autorisé à nous aider. Ce fut un merveilleux cadeau de Dieu. Déjà en lien avec Benjamin, ce groupe avait à cœur de mener ce projet et nous ont accompagné durant ces deux jours. Tout cela a donc nécessité de sacrifier notre « image diplomatique » pour libérer la journée du mardi et de prendre sur nous pour utiliser la journée du jeudi, normalement dédiée à un salutaire temps de repos de mi camp. Mais, il est bon et agréable de se sentir cohérent avec l’appel que nous avions tous ressenti, peu importe les sacrifices.
Etude de textes bibliques autour du témoignage
Ce matin nous nous sommes mis dans les conditions du témoignage en étudiant quelques textes bibliques. Cette activité nous a permis de réfléchir au rôle de témoignage. Hinatea, la responsable des jeunes nous a amené à nous questionner : Pourquoi voulez-vous témoigner ? Et pourquoi à Tahiti ?
Afin de préparer la rencontre avec les personnes dans le besoin (sans abris, prostitués...), nous avons été mis en situation par les jeunes de l’UCJG qui avaient déjà l’expérience du témoignage. Rapidement, la difficulté de l’approche et du contact nous est apparue. Mais heureusement nous avons eu quelques conseils : nous mettre à la hauteur de l’autre, lui demander si l’on peut s’asseoir avec la personne et la remercier d’avoir accepté de discuter. La discussion devient alors possible et plus facile pour aborder le sujet de la foi. Il est important de ne pas juger les personnes et que l’amour se reflète dans nos paroles comme dans nos actes.
Ce soir nous nous sommes plus encore sentis soutenus dans notre projet lorsque nous avons été rejoints par une douzaine de personnes supplémentaires : nous étions ainsi une quarantaine ainsi présent. C’est avec appréhension que nous nous sommes rendus dans les rues de Papeete. Mais avant de nous partager en groupe nous nous sommes unis dans la prière et dans le chant. Cette soirée nous l’avons vécu séparément et sans doute de manière différente mais nous avons tous été touchés par les personnes que nous avons rencontrées. Au final ce témoignage venait surtout de ces dernières, il était surprenant de voir des sans-abris, des anciens prisonniers ainsi que des dealers de drogue vivant avec force leur foi et ce malgré la dureté de leur vie. Certains d’entre nous ont vécu des rejets mais ce ne fut pas mal vécu car nous avions été préparés à cette éventualité.
Nous avons pu inviter toutes les personnes rencontrées à notre « Café-Rencontre » prévu ce jeudi.
La soirée s’est clôturée sous un kiosque où nous étions tous réunis pour partager ce qu’on venait de vivre. Pour tous ce fut une expérience enrichissante tant spirituellement qu’humainement. Malgré la fatigue nous étions tous heureux d’avoir rencontré de nouvelles personnes et d’avoir accompli un volet de notre mission.
Jour 10
Aujourd’hui,
nous avons visité un site archéologique situé dans une vallée proche de
Papeete, après une petite demi-heure de marche, nous avons été accueillis par
un des gardiens du site, ces derniers nous ont fait visiter un Marae (lieux de
culte ancestral Polynésien), ainsi que la grotte d’une reine guerrière
légendaire. Le site, longtemps laissé à l’abandon et recouvert par la
végétation abondante fut restauré dans les années 2000, cela s’insère dans un
mouvement général de revalorisation du patrimoine culturel précolonial. Cette
visite fut intéressante car le guide, éduqué dans la religion protestante se
définit désormais comme « païen » et « syncrétiste ». Ce dernier, devenu prêtre
traditionnel officie des célébrations dans l’esprit des pratiques de
l’époque.
L’après-midi nous sommes allés à la plage de « La pointe de Vénus », cette
plage ce nomme ainsi car c’est l’endroit où le capitaine Cook a observé la
course de Vénus. C’est la première fois ou nous nous sommes baignés sur une
plage de sable noir d’origine volcanique.
Jour 11
Deuxième journée de notre action témoignage ! Sur la base de nos propositions formulées lors des week-ends de préparation en France et réadaptées sur les conseils des jeunes tahitiens nous avons mis sur pied une activité de Café-Rencontre. L’idée est d’inviter les passants à partager un moment de convivialité autour d’un café et de snacks et de nous donner l’occasion d’échanger sur nos convictions de foi.
Avec l’aide de Dieu, nos amis jeunes tahitiens du 1er arrondissement nous ont réussis à négocier un espace dans les jardins de la mairie de Papeete en seulement deux jours de temps et gratuitement ! Ces derniers ont également assuré une grande partie de la logistique (tables, chaises, sonorisation, thermos pour les boissons chaudes et froides etc.)
Malgré un réveil difficile nous nous activons pour finir les préparatifs. Nous installons nappes et tables et ne négligeons pas la décoration pour rendre l’espace plus accueillant.
Jour 11
Deuxième journée de notre action témoignage ! Sur la base de nos propositions formulées lors des week-ends de préparation en France et réadaptées sur les conseils des jeunes tahitiens nous avons mis sur pied une activité de Café-Rencontre. L’idée est d’inviter les passants à partager un moment de convivialité autour d’un café et de snacks et de nous donner l’occasion d’échanger sur nos convictions de foi.
Avec l’aide de Dieu, nos amis jeunes tahitiens du 1er arrondissement nous ont réussis à négocier un espace dans les jardins de la mairie de Papeete en seulement deux jours de temps et gratuitement ! Ces derniers ont également assuré une grande partie de la logistique (tables, chaises, sonorisation, thermos pour les boissons chaudes et froides etc.)
Malgré un réveil difficile nous nous activons pour finir les préparatifs. Nous installons nappes et tables et ne négligeons pas la décoration pour rendre l’espace plus accueillant.
La chorale devant la Mairie de Papeete
Au top départ de 13h nous sommes prêts. Une équipe chorale se trouve à l’entrée de la mairie micro en main pour attirer les passants et les inviter. Par binôme, nous les accueillons pour leur expliquer le principe du Café-Rencontre et qui nous sommes. Même si des personnes ont refusé, beaucoup ont accepté, certaines par curiosité ou pour se restaurer mais d’autre aussi pour un réel envie de partage. Face à au nombre important de personnes et notre petit effectif nous nous sommes adaptés en les prenant en charge individuellement !
Avec notre nouvel interlocuteur nous nous installons à une table ou boissons et gâteaux sont servis. Avec Benjamin nous nous étions préparés à ce moment. Des repères ont été donnés pour mener nos entretiens, avec par exemple des questions pour briser la glace, au début : Quel est votre programme de la journée ? Est-ce que vous avez déjà entendu parlé de nous ? Quel serait la seule chose indispensable si vous alliez sur une île déserte ? Les rencontres furent différentes pour nous, pour certains difficiles mais une chose reste commune, tous ont pu aborder le sujet de la foi et de Dieu. Pour cela, nous avions une animation. Nous avions disposés sur les tables des cartes postales issus de l'exposition "Une Église de témoins", illustrant des versets bibliques, invités les personnes rencontrées à choisir l’image qui évoquait le plus Dieu pour elles. Beaucoup ont eu l'opportunité de conduire des temps de prière à la fin de ces rencontres.
La journée fut clôturée par un moment plus calme et introspectif, le « chemin de prière ». Le principe de cette animation est de proposer plusieurs stands sur lesquels les participants peuvent cheminer individuellement autour de leur foi. Parmi les stands, des personnes étaient disponibles pour prier pour ceux qui en ressentaient le besoin. Durant cette heure, un groupe de chanteurs et musiciens portaient les participants par des chants de louange en continu.
Nous avons été touchés par le nombre de remerciements reçus. Même si tous n’ont pas pu parler de leur foi comme ils avaient imaginé le faire, et si les personnes rencontrées ne paraissaient pas toujours réceptives. Nous avons le sentiment partagé d’avoir fait notre travail de « semeur » comme l’évoque la parabole de Jésus dans les évangiles. Nous avons semé une graine, de parole, de sourire ou de don, nous remettons le reste entre les mains de Dieu.
Jour 12
Aujourd’hui nous comprenons le sens du proverbe « la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt », le bus nous attendait à 5h du matin pour nous conduire à l’aéroport, direction, l’île de Raiatea. Depuis cette île nous avons pris un bateau qui nous a conduits à l’île de Tahaa. Nous avons été émerveillés par la beauté des paysages et particulièrement par une quinzaine de dauphins qui se sont amusés autour de notre bateau.
Jour 13
Aujourd’hui nous avons assisté à une cérémonie de 4h sous un chapiteau où régnait une chaleur étouffante. Cette cérémonie était dédiée à l’inauguration de la nouvelle Ecole pastorale de l’Eglise Protestante Maohi à Hurepiti. Cette cérémonie était très attendue par la population, en effet, ce projet remonte à plus de 40 ans et a nécessité un effort financier colossal de la part de l’Eglise. Des délégations des Eglises de tous les arrondissements de l’archipel étaient présents ainsi que le président de la Polynésie.
Nous avons été surpris lors de la visite du site que le plus gros des travaux était en fait le logement des étudiants et des professeurs. Le site est constitué de deux « préaux » traditionnels faisant office de salle de classe et d’une vingtaine de maisons spacieuses destinées à accueillir professeurs et étudiants et leur famille. Pour être admis à l’Ecole Pastorale il est obligatoire d’être marié. La majorité des futurs pasteurs ont déjà un conjoint et des enfants.
Nous avons finis la journée par un temps de repos et un jeu de « pictionary-mime » avec comme thème les temps forts du camp.
Jour 14
En ce dimanche, nous retournons à Hurepiti pour vivre le culte d’ouverture du Synode annuel de l’Eglise Protestante Maohi. A l’occasion du Synode sont désignés les nouveaux dirigeants des différents comités de l’Eglise (Ecole du dimanche, jeunesse, groupe des femmes etc.) Un des thèmes majeurs du synode porte sur l’organisation d’un rassemblement de la jeunesse de l’Eglise, ce rassemblement a pour objet d’affirmer d’avantage la place des jeunes dans l’Eglise qui ont le sentiment de se sentir peu considérés et écoutés par les « anciens ».
Le culte était rythmé par la
présentation de l’histoire et des légendes de chaque arrondissement, ainsi
qu’un chant.
Ce culte d’ouverture est également le moment ou sont « installés » les nouveaux pasteurs. Les quatre nouveaux ministres ont prêté serment, leur mission était présentée par l’image du poisson et ses arêtes, de la même manière qu’il faut savoir séparer la chair des arêtes, les pasteurs doivent savoir séparer le bien du mal pour répandre la bonne parole.
Le temps fort de ce culte fut un chant que nous avons interprété en tahitien et en français, toute l’assemblée s’est levée pour chanter avec nous et fut très émue, le président de l’Eglise ainsi que les nouveaux pasteurs ne purent retenir leurs émotions. Nous avons appris le lendemain que la presse locale (tv, radio, journaux) a fortement relayé ce moment de communion.
Jour 15
Ce culte d’ouverture est également le moment ou sont « installés » les nouveaux pasteurs. Les quatre nouveaux ministres ont prêté serment, leur mission était présentée par l’image du poisson et ses arêtes, de la même manière qu’il faut savoir séparer la chair des arêtes, les pasteurs doivent savoir séparer le bien du mal pour répandre la bonne parole.
Le temps fort de ce culte fut un chant que nous avons interprété en tahitien et en français, toute l’assemblée s’est levée pour chanter avec nous et fut très émue, le président de l’Eglise ainsi que les nouveaux pasteurs ne purent retenir leurs émotions. Nous avons appris le lendemain que la presse locale (tv, radio, journaux) a fortement relayé ce moment de communion.
Jour 15
A l’aube nous avons pris une petite embarcation qui nous a conduit sur un îlot
désert et paradisiaque. L’eau turquoise et limpide nous a permis d’observer une
multitude de poissons et coraux. Nous avons attrapé quelques oursins et crabes
que nous avons appris à cuire et à déguster.
La veillée fut riche en rires, chacun des groupes (tahitiens, suisses,
français) ont présenté une danse, un chant ainsi qu’un sketch. Ce temps nous a
permis de découvrir un morceau de la culture de chacun.
Cet après-midi nous reprenons le bateau pour l'île de Raiatea et rejoignons la paroisse d'Heremoana, jeune Tahitien que l'on a rencontré au Grand Kiff.
Cet après-midi nous reprenons le bateau pour l'île de Raiatea et rejoignons la paroisse d'Heremoana, jeune Tahitien que l'on a rencontré au Grand Kiff.
















