lundi 20 juillet 2015

Sur la route ...

Voici quelques écrits sur les journées du 17 au 19 juillet.

Jour 6 

Il n'y a pas de sport sans rencontre




Ce vendredi nous avons eu la chance de rencontrer la plus vielle tortue de Tahiti de 203 ans, au jardin botanique ! Nous nous sommes ensuite promenés dans d’autres jardins où l’on a notamment pu observer une multitude de variété d’espèces végétales endémiques. Mais cette après-midi, en plus de ce programme plutôt « touristique », nous avons partagé avec les Tahitiens un moment de de rencontre au cours d’une partie de beach soccer. 




Nathanaël nous raconte : 

"Depuis que je suis petit, j’ai une passion pour le foot. Mais dans le beach soccer on rentre en contact plus facilement avec les personnes de notre groupe ainsi qu’avec des inconnus. On a donc un contact amical plus facile que dans le quotidien. On partage ensemble les moments de joie et de victoire, et même quand on perd, l’ambiance reste saine. Pour moi, le fait de jouer avec eux m’a donné l’occasion de vivre une vraie rencontre. Je me souviens avoir bu dans la bouteille d’un tahitien et au travers ce simple geste est apparu de notre rencontre. Au final j’ai aimé ce jeu parce qu’il rend plus facile la parole et permet d’échanger sur nos cultures."


A part cela, nous avons poursuivi notre tournée d’accueil dans 3 nouvelles paroisses du 2e arrondissement. Nous vous en parlerons plus tard.









Jour 7 

C'est vrai tel que je suis Dieu m'aime 

Samedi on a eu la chance d’interagir avec un Rere. Petit « point culture » : à Tahiti on différencie les Mahu et les Rere. Les Mahu sont des hommes efféminés qui s’accomplissent dans les tâches traditionnellement réservées aux femmes (comme par exemple dans le Aparima des Vahine LIEN). Ils s’habillent plutôt en femme et sont efféminés. La question de leur sexualité reste taboue mais bon nombre d’entre sont attirés par les garçons.


Contrairement aux Mahu, les Rere mettent plus leur identité de femme en avant. Ils préfèrent souvent que l’on dise « Elle » par exemple. Here Iti est un Rere qui a accepté de répondre à nos questions.
Le groupe des danseuses, à droite Here Iti,
au fond à gauche un autre ReRe
Au fil de la discussion avec Here Iti, il nous a très vite parlé de l’hypocrisie qui règne dans l’Eglise. En effet, malgré qu’il participe pleinement à la vie de sa paroisse, qui lui reconnaît une place et des dons, il n’est pas accepté entièrement. En le questionnant sur sa relation avec Dieu et sur sa vie en tant que Rere, Here Iti nous a confié qu’il se sentait être dans le péché, que Dieu ne lui donnait pas sa bénédiction. 

Nous avons été très touchés car cette personne ne se sentait pas aimée par Dieu. Alors que nous vivons notre foi avec une phrase importante « Dieu m’aime tel que je suis ». En réaction Audrey une encadrante du camp a témoigné en retour en affirmant à Here Iti que Dieu l’aimait inconditionnellement. Et cela en dépit de sa propre opinion sur elle et de la position de l’Eglise protestante Maohi.


Lily Brenda et Suzanne durant le témoignage
Témoignage de deux jeunes :
Wendy : « son discours m’a vraiment touché, elle ne se sent pas acceptée par Dieu et ne sait pas où est sa place dans sa vie avec Lui. » 
Cynthia : « Au final dans ce témoignage ce qui m’a le plus marqué c’est qu’elle parlait sans tabou, on trouve ça extraordinaire alors que ça devrait être normal de parler de soi ouvertement ».


Notre groupe avec Here Iti à la fin de la discussion




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